Le retour du chat botte(é) par Chantal Goya

Mes collègues CDH du conseil communal m’ont suggéré d’aller voir le blog de Danielle Caron . Elle y parle allègrement de moi. Je ne m’att...

Mes collègues CDH du conseil communal m’ont suggéré d’aller voir le blog de Danielle Caron . Elle y parle allègrement de moi. Je ne m’attarderai pas sur les attaques ad personam. Il y a lieu de croire que les recommandations de sa présidente(*) n’ont pas d’impact sur elle. Je vous renvoie par ailleurs à un portrait de l’intéressée publié sur le site du Journal « PAN » (voir plus bas). Ce n’est pas moi qui le dis…


J’avoue qu’après une campagne régionale longue et difficile – j’occupais une place de combat sur la liste – et un score plus qu’honorable (2.595 voix), je me suis permis quelques semaines de vacances et de réflexion. La rentrée politique de septembre et l’ampleur des tâches locales ne m’ont pas permis de me consacrer à mes billets d’humeur. Mais me voilà de retour sur la toile. Cela fera plaisir à certains car j’ai relevé également que la députée CDH s’inquiétait de la mise à jour de mon blog. Et pour cause, le dernier billet faisait état de son score confidentiel aux dernières élections régionales de 2009 : 741 voix sur le canton de Saint-Josse-ten-Noode (3 communes regroupées). Aux communales 2006, elle flirtait avec les 4.000 voix dans la seule commune de W.S.L. ! Je comprends mieux pourquoi elle souhaitait voir disparaître ce résultat. Quant à son analyse politique du FDF... Quel charivari ! Difficile d'être crédible lorsqu'on brûle tout ce qu'on a adoré (elle a été membre du FDF pendant 25 ans). Je reviendrai prochainement vers vous avec "des projets et des idées".


Ce que dit le Journal « PAN » de Danielle Caron

(publié le dimanche 13 septembre 2009 sur son site)

« Chantal Goya », comme on la surnomme au Parlement bruxellois, est une erreur dans l’histoire des transfuges humanistes. « Elle a fait un véritable travail d’illusion pendant deux ans en faisant croire qu’elle était hyperactive et au courant de tout. On s’est vite rendu compte qu’elle ne faisait rien et était sur une voie de garage. On aimerait juste qu’elle s’en rende compte, qu’elle reconnaisse ses limites ». Danielle est née le 15 avril 1961. Licenciée en sciences commerciales et financières de l’Ichec, elle se lance en politique à 21 ans sous la bannière FDF, comme conseillère communale à Woluwé-Saint-Lambert. Députée bruxelloise depuis 95, échevine de 89 à 2006, elle prend vite goût au prestige de la fonction et se voit déjà bourgmestre, à 46 ans. Le vieux Georges Désir ayant prévu de prendre ses quartiers en maison de retraite, Danielle s’autoproclame sa dauphine attitrée. Mais c’était sans compter sur son Olivier Maingain de président de parti, qui allait revenir de Bruxelles-Ville pour trôner à Woluwé. Résultat des courses : ils s’étripent, Danielle se vend au plus offrant (cdH) et Maingain se voit contraint de monter une liste béton (en puisant notamment des élus CDF) pour remporter les élections et reléguer Danielle dans la sphère de l’échec. Mais depuis, Danielle n’est toujours pas morte politiquement (ou presque pas), et sème la terreur sur les bancs humanistes du Parlement bruxellois : « Il faut la surveiller, sinon elle sort des énormités libérales ! », disait-on encore avant les élections. Et depuis ? Depuis, c’est la cata. D’un point de vue électoral tout d’abord : avec 1461 voix depuis la 70e place effective, elle a perdu son siège, qu’elle n’a récupéré que via la 4e suppléance qu’elle avait quémandée dans le bureau de Joëlle Milquet, ce qui n’avait pas plu du tout à ses coreligionnaires, comme Bertin Mampaka (qui “a chié une bûche”) ou Fatima Moussaoui (qu’elle a mis au chômage alors qu’elle faisait plus de voix qu’elle). « Cerexhe, qui ne voulait pas perdre à Woluwe-Saint-Lambert, lui a donné une suppléance en plus de sa place effective sur la liste, sans trop de considération ». Et depuis, « il regrette ! Comme lorsqu’il a bouffé son journal en voyant les positions très éloignées du programme du cdH défendues par Danielle sur le dossier du survol des avions à Woluwe-Saint-Lambert ». Et pour dire, « Cerexhe ne la voulait plus dans sa commission Économie et Emploi. Mais elle est toujours là, et ne raconte que des conneries », rajoute un coreligionnaire bruxellois. Bref, Danielle est a-do-rée au cdH. « Elle a une grande capacité à faire croire aux gens qu’elle est super intelligente. Elle utilise toujours des mots savants, elle est toujours au premier rang dans les sauteries du monde économique. Elle va à tout ! Elle a un véritable agenda de ministre. Sur une journée, elle enchaine trois conférences et deux inaugurations. Si t’as besoin d’entrer dans une soirée, tu l’appelles… Et elle est intimement convaincue qu’elle apprend des trucs et qu’elle est utile »… Mais à part changer de collaborateur tous les trois ou six mois, rien de bien méchant ne bouge vraiment au Parlement. Elle est aussi très naïve. « Elle croit encore qu’elle sera bourgmestre en 2012… Elle dit ne plus avoir envie d’être échevine parce qu’elle l’a déjà été pendant 18 ans ». Olivier Maingain peut trembler… Non, malgré un bilan médiocre et une redirection de carrière à la Ayrton Senna, « Chantal Goya » n’envisage pas d’arrêter la vie politique. « Pourtant, tout indique qu’elle doit le faire »…


(*) "Les personnes qui actuellement s'entredéchirent donnent une image déplorable du monde politique. Ce qui est intéressant dans une campagne électorale, ce n'est pas de sombrer dans des attaques personnelles. Polémiquer, bien sûr, mais sur des projets et des idées, par sur des gens". Joëlle Milquet

Vous Aimerez Aussi

0 commentaires

Eric BOTT . Fourni par Blogger.