Le Ministre des Sports André Antoine oublie les clubs de football de Bruxelles et de sa périphérie !

André Antoine, le Ministre des Sports de la Communauté française, a réuni, en début de semaine passée, les clubs wallons de football. Il a p...

André Antoine, le Ministre des Sports de la Communauté française, a réuni, en début de semaine passée, les clubs wallons de football. Il a promis plusieurs millions de subsides une fois l'Association des Clubs de Football Francophone définitivement mise sur pied, début 2011. Cet argent servirait surtout à rénover des infrastructures sportives se trouvant dans un état catastrophique, disent les observateurs et les utilisateurs. Particulièrement visé dans cette rencontre, tant par les politiques que par les dirigeants, le manque de formation des dirigeants et des entraîneurs. Premier sport du pays, le football compte aujourd'hui plus de 400.000 affiliés, dont plus 170.000 sont francophones. Mais au-delà de ce catalogue d’intentions, le plus étonnant dans cette démarche – le Ministre Antoine est le Ministre des Sports de la Communauté française ! – c’est l’oubli des clubs de football de Bruxelles, Capitale de la Communauté française de Belgique. Après la tentative manquée de Rudy Demotte de lancer un débat sur l’identité wallonne, en occultant volontairement ou non les Bruxellois et les habitants de ses alentours, le Ministre wallon des Sports évite lui aussi les clubs de football de la Région de Bruxelles et de sa périphérie… Sans doute, le Ministre Antoine a-t-il voulu escamoter le débat sur la scission de l’Union Belge de Football, dont l’application à Bruxelles pose un réel problème politique. Une scission qui n’apportera rien de positif au plan sportif, toutes les fédérations sportives qui ont été scindées ces dernières années sont aujourd'hui affaiblies. On ajoute à cela un bilan très pauvre lors des derniers Jeux Olympiques. De même que notre football a terriblement reculé sur l’échiquier international ces dernières années, que ce soit avec les Diables Rouges ou les équipes de clubs. Mais cette scission remet surtout en cause le devenir des clubs bruxellois et, plus particulièrement, celui des petits clubs des divisions provinciales, qui sont près de quarante en Région bruxelloise et dont les moyens financiers sont souvent limités. Obliger les clubs à se prononcer pour une des deux ailes linguistiques et, en fonction de leur choix, percevoir des subsides d’une importance différente, est inacceptable. En effet, les budgets affectés au sport ne sont pas identiques en Communauté française et de l’autre côté de la frontière linguistique. La tentation pour les clubs bruxellois de choisir le régime linguistique qui apporte plus de moyens sera forte. Il serait en effet intéressant de connaître la position du Ministre Antoine sur ce projet de communautarisation qui ne tienne pas compte des spécificités du football en Région bruxelloise. Cela passe par un projet politique qui donnera des moyens supplémentaires au sport amateur, en faisant face à cette situation nouvelle et qui viendra en aide aux clubs sportifs et fédérations, particulièrement ceux qui ont des moyens financiers limités.

Vous Aimerez Aussi

0 commentaires

Eric BOTT . Fourni par Blogger.