Le Centre d’élites sportives de la Communauté Wallonie - Bruxelles mis au frigo par le Ministre Antoine !
18:18
Le 23 octobre 2009, le Ministre des Sports cdH de la Fédération Wallonie-Bruxelles, André Antoine, avait annoncé sa volonté de créer un centre de formation d’élites sportives en Communauté française, d’ici la fin de la législature, soit avant 2014. Ce site devait permettre de former, en un seul lieu, des sportifs d’élite dans les différentes disciplines pratiquées à Bruxelles et en Wallonie. "Un fabuleux projet, le gouvernement veut encore investir dans le sport, malgré la crise", avait déclaré à l’époque le Ministre cdH des Sports.
Ce projet, qui devait coûter plusieurs dizaines de millions d’euros, a suscité l’intérêt au final de trois villes : Mons, Liège et Louvain-la-Neuve. On a vu ensuite les Ministres du Gouvernement wallon s’entredéchirer sur les candidatures de Liège et Louvain-la-Neuve, les deux projets qui semblaient prendre l’ascendant sur Mons.
Le dossier du Centre d’élites sportives a pris une nouvelle tournure après le conclave budgétaire Wallonie-Bruxelles de la fin de la semaine dernière. En effet, le Ministre Antoine y déclarait qu’il aurait relevé des différences de prix et que les points de comparaisons ne sont pas les mêmes pour les différents dossiers, ce qui rendrait le choix difficile.
Cela ressemble à un enterrement de première classe. On évite de s’étriper au Gouvernement en ne décidant pas entre Liège et Louvain-la-Neuve et en même temps on fait une économie budgétaire. Le Sport fait une nouvelle fois les frais d’une situation d’économies budgétaires et Gouvernement de la Communauté Wallonie-Bruxelles démontre une nouvelle fois son incapacité à prendre une décision lorsque des Ministres partagent des points de vue différents, comme c’est le cas sur l’implantation dudit centre.
Même si le Ministre Antoine prétend avoir réservé 10 millions d’euros pour le projet en 2012, une somme totalement insuffisante, les hésitations du Gouvernement laisseront très certainement Jacques Borlée pantois, lui qui s’est particulièrement investi dans ce projet et qui déclarait encore en juin dernier : « Comment fait-on des résultats à haut niveau ? Il faut du talent, et la francophonie en à énormément. Il faut des infrastructures qui, par leur architecture, donnent de la dimension et une grande convivialité de même qu’une bonne ordonnance avec du matériel de grande qualité. Il faut un emplacement où la localisation et la chaleur du lieu sont des points fondamentaux pour tenir psychologiquement et pour être « porté » vers la performance. L’athlète doit se sentir porté par l’encadrement, par les autres sportifs, par les autres étudiants et par la ville dans laquelle il vit. ».
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