Escalators en panne, un problème trop récurrent ?

Il y a quelques jours, j'avais été interpellé par un citoyen de Woluwe-Saint-Lambert qui était confronté à des pannes d'escalator à...

Il y a quelques jours, j'avais été interpellé par un citoyen de Woluwe-Saint-Lambert qui était confronté à des pannes d'escalator à la station de métro Georges Henri. Fatigué de se plaindre à la STIB, il m'avait demandé d'interroger le Ministre de la Mobilité, Pascal Smet, sur le sujet. Ce que j'ai fait. Voici mon interpellation ainsi que la réponse du Ministre.

Monsieur le Ministre,

Il y a quelques jours, j’ai été harponné par un citoyen de Woluwe-Saint-Lambert qui affirme, preuves à l’appui, que le nouvel escalator de la station de métro Georges Henri, installé depuis quelques mois, ne fonctionne quasiment jamais. Ce monsieur insiste sur le fait qu’il a déjà écrit six fois à la STIB pour signaler les dysfonctionnements mais sans jamais recevoir la moindre réponse. Il a également écrit au Collège communal, mais en vain dans la mesure où ni le Bourgmestre, ni les Echevins, ne peuvent lui répondre.
Plus globalement, de tels problèmes paralysent fréquemment le réseau souterrain. On se souvient qu’en 2012 par exemple, une énorme panne de courant avait engendré l’arrêt total d’un tiers des escalators pendant près d’une journée et il y a évidemment d’autres coupures ponctuelles.
Je me permets donc de vous interpeller sur le sujet :

-Etes-vous au courant des pannes récurrentes dans cette station woluwéenne ? Comment expliquer qu’un nouvel outil, installé depuis quelques mois seulement, tombe aussi souvent en panne ?
-En termes de chiffres, à combien de pannes par jour la STIB est-elle confrontée ?
-Combien de plaintes de ce type recevez-vous ?
-Pourquoi la STIB ne répond-elle pas aux courriers qu’elle reçoit ?
-Sur combien d’ouvriers la STIB peut-elle s’appuyer pour agir dans les plus brefs délais ?


Voici la réponse du Ministre:

L’escalator de la station Georges Henri évoqué ici a été mis en service à la fin du mois de juin 2015. Comme pour tout équipement, le taux de panne est plus élevé au début de sa durée de vie.
Les pannes des équipements sont signalées au dispatching central et les équipes d’intervention sont envoyées sur place dès qu’une alarme ou une panne est signalée.
Le cas de l’appareil évoqué ici est réellement particulier. En effet, la panne se situait au niveau de la communication avec le dispatching central, de sorte que, lorsque l’appareil était à l’arrêt, le personnel de maintenance n’en était pas informé. De ce fait, aucune panne n’a été enregistrée au dispatching central entre le 1er septembre et la fin décembre. Pendant cette période, l’escalator pouvait donc être à l’arrêt sans que les équipes d’intervention n’en soient informées. 

Ce dysfonctionnement particulier a été constaté en décembre et a pu être réparé avant la fin de l’année 2015. Cela a permis de signaler l’ensemble des maladies de jeunesse de l’appareil, dont les problèmes étaient multiples. Il y avait d’abord une panne au niveau du contrôle du système de freinage : s’agissant d’un élément de sécurité pour les usagers, l’appareil se mettait automatiquement à l’arrêt dès la détection du défaut. Ensuite, des problèmes d’étanchéité de l’appareillage électrique ont été constatés, ce qui provoquait des déclenchements intempestifs de l’alimentation électrique.
Ces problèmes à répétition étant inacceptables pour les usagers, les sanctions prévues dans le contrat avec le fournisseur de l’escalator ont été appliquées. À l’heure actuelle, le fonctionnement de cet escalator est fiable. Il reste toutefois sous haute surveillance, afin que les équipes puissent intervenir immédiatement au moindre défaut. 

La STIB est confrontée à une moyenne de 115 arrêts d’appareils par jour nécessitant une intervention humaine. Parmi ces arrêts, environ 35 concernent de la maintenance préventive et du renouvellement de pièces en fin de vie et une dizaine d’arrêts sont liés à des actes d’incivilité. Le reste concerne des arrêts techniques. À noter également que la STIB comptabilise en moyenne 220 arrêts par jour ne nécessitant pas d’intervention humaine, la plupart des appareils étant équipés d’un système de réarmement automatique. Ces 220 arrêts par jour font également suite à des actes d’incivilité.
La maintenance des escalators est réalisée par de la sous-traitance. Au sein de la STIB, dix personnes s’occupent de la gestion des contrats de maintenance. 

La STIB a reçu en 2015 huit critiques concernant les escalators situés à la station Georges Henri, ainsi que deux critiques en 2016. Elle a répondu à chacun des messages et ceux-ci ont été systématiquement transmis aux services concernés en interne. La STIB a également reçu quatre messages négatifs à ce sujet via les médias sociaux. Excepté dans des cas bien spécifiques - coordonnées manquantes, ou plusieurs réponses déjà envoyées pour le même message, messages d’insultes - la STIB répond toujours aux courriers et messages qui lui sont adressés.























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Eric BOTT . Fourni par Blogger.