Les deux-roues en sécurité sur les voiries bruxelloises ?

Aujourd'hui, en Commission de l'Infrastructure, j'ai posé une question orale aux Ministres Pascal Smet et Bianca Debaets concer...

Aujourd'hui, en Commission de l'Infrastructure, j'ai posé une question orale aux Ministres Pascal Smet et Bianca Debaets concernant "l'augmentation des deux-roues, leur sécurité sur la voirie et la complémentarité des modes de transport"

Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,

La moto occupe désormais une place de plus en plus prépondérante dans le trafic. Depuis 1991, le nombre de véhicules/kilomètres parcourus chaque année par les motards a plus que doublé. Si l'on dénombrait 140.000 deux-roues en 1990, 300.000 en 2004, on a désormais quasiment atteint le cap des 400.000, scooters et cyclomoteurs compris. Cette évolution s'explique notamment par la flexibilité qu'offre la moto dans les embouteillages et le trafic urbain particulièrement dense. Comme les heures de pointe ne cessent de se rallonger, les alternatives sont de plus en plus prisées. Et la moto en représente une de choix dans le cadre des déplacements individuels en offrant une plus grande liberté et flexibilité dans les files qu'avec la voiture.

Selon une enquête du bureau d'étude Transport & Mobility Leven réalisé pour la Febiac, 10% de motos en plus en circulation permettraient de réduire de 40% les embouteillages sur les axes principaux. Mieux: si 1/4 des trajets domicile/lieu de travail se faisait en voiture ou en scooter, il n'y aurait plus de bouchon du tout! Les usagers réemprunteraient alors les routes principales, ce qui soulagerait le réseau secondaire et limiterait le trafic de contournement sur les petites routes. Cela aurait aussi un impact positif sur l'environnement, car une moto rejette environ 21% d'émissions nocives en moins qu'une voiture moyenne.

Tout semble donc indiquer que la complémentarité entre les différents modes de transport doit être promue. Notre mobilité ne doit pas être desservie par un conflit entre transport individuel et collectif mais au contraire, bénéficier du renforcement des atouts spécifiques à chacun d'eux et de l'interaction entre les points communs de ces deux marchés du transport. Une mixité des moyens de transport doit désormais être valorisée. Utiliser le bon moyen de déplacement au bon moment représente une solution d'avenir.

(…)

Pour mener à bien une politique efficace en matière de sécurité routière, l’enregistrement et l’analyse des facteurs d’induction des accidents sont essentiels. 
Dans ce cadre, pouvez-vous m’indiquer quels sont les chiffres des accidents impliquant des motards à Bruxelles ? Sont-ils en augmentation ces 3 dernières années ? Publiées par l’institut Belge de la Sécurité Routière (lBSR), les statistiques officielles des accidents accusaient du retard sur la réalité. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Certains facteurs pertinents n’étaient également pas pris en compte dans l’analyse des accidents de motos, ce qui interdisait toute conclusion valable quant à leurs causes. Afin de prendre des mesures efficaces sur base d’éléments tangibles, pouvez-vous nous dire si un meilleur enregistrement des accidents a maintenant lieu ? Des conclusions ont-elles été tirées? Si oui, lesquelles ? Quelles mesures ont été prises afin Des mesures pour favoriser la sécurité des motards sont-elles à l’examen ? Serait-il envisageable, comme pour les cyclistes, d’aménager, sur les grands axes, des bandes de circulation réservées à l’usage des motards uniquement?

Enfin, comme nous l’avons vu, la complémentarité des différents modes de transports doit être promue. Les études montrent que nous devrions nous orienter vers une co-modalité et une mixité des moyens de transports. Avez-vous réfléchi à des mesures à mettre en place afin de favoriser cette complémentarité ? Cette mixité va-t-elle être promue ? L’utilisation des deux roues motorisées va-elle être encouragée ? Quelle est la place des motos dans la mobilité de demain ?
















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Eric BOTT . Fourni par Blogger.