Le « péage urbain », unique remède contre l’engorgement de Bruxelles ?

Les récents problèmes des tunnels bruxellois mettent en évidence l’engorgement sans cesse croissant de la capitale. En ce qui me concerne, j...

Les récents problèmes des tunnels bruxellois mettent en évidence l’engorgement sans cesse croissant de la capitale. En ce qui me concerne, je reste convaincu que l’unique solution pour « aérer » Bruxelles du flot de voitures permanent est de mettre en place un « péage urbain » comme cela existe dans d’autres capitales européennes.


Primo, c'est l’une des solutions les plus rapides et les plus intéressantes économiquement. Il serait payant pour les automobilistes qui décident de se rendre dans le centre-ville de Bruxelles pour venir travailler. Il pourrait très bien ne s’étendre qu’au centre névralgique de la capitale, soit la « petite ceinture », avant d’éventuellement s'étendre à une zone plus large.

L'objectif principal est d'encourager les voyageurs à utiliser les transports en commun, des véhicules moins polluants, des vélos, des motos ou de se déplacer à pied. Cela permettrait ainsi de réduire les embouteillages et faciliterait des déplacements plus rapides, moins polluants et plus réguliers.
Comme je le disais, il existe différents exemples de péages urbains en Europe : Londres, Milan, Stockholm ou encore Oslo et Dublin par exemple. La capitale anglaise a pour sa part instauré ce système depuis 2005.

En Lombardie, un péage a été mis en place depuis janvier 2012 afin de réduire le trafic et améliorer la qualité de l'air. Baptisé « Area C », il impose au conducteur de tout véhicule le paiement d’un ticket de 5€ du lundi au vendredi de 7h30 à 19h30. Seuls sont exemptés les 2 roues et les voitures électriques.

Les résidents milanais ont droit à 40 passages gratuits par an et doivent ensuite payer 2€ le ticket.
Les premières constatations sont encourageantes : le trafic a diminué de 28% par rapport à 2011, tandis que l'usage du bus (+6,9%) et du tram (+4,1%) aux heures de pointe s'est développé. Résultat écologique : les émissions de particules fines (PM10) ont été réduites de 10% et celle de CO2 de 35%.

Milan avait d'abord soumis la zone de péage au centre historique de la ville et a désormais demandé par referendum l'élargissement de la zone de péage qui a été accepté à 79% par la population.
Par souci de transparence, je pense toutefois que les communes devront mener une enquête d'utilité publique et les bénéfices du péage pourraient être affectés exclusivement au développement des transports de la ville concernée.

Les péages peuvent répondre à trois objectifs : décongestionner le centre-ville, financer de nouveaux réseaux de transports publics et diminuer la pollution automobile.
A Oslo, il a été décidé de fidéliser les citoyens par le biais d'un accès raisonnable via un système d'abonnement.

Je me pose donc les questions suivantes :
-Cette option est-elle envisageable à Bruxelles ?
-Est-ce qu’un système de péage puisse être la solution aux problèmes de trafic dans la capitale ?
-Cette hypothèse doit-elle impérativement s’accompagner du développement de nouveaux moyens de transports publics, par exemple l’extension du métro ou la création de nouvelles lignes de bus ?





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Eric BOTT . Fourni par Blogger.